Il t’a
chargé d’une croix, Seigneur
Il a mis sur ton dos
un morceau de bois
Un morceau de bois
comme le figuier stérile
Ce figuier
desséché et inutile
Parce
qu’il ne porte plus de fruit
Il ne savait pas que
cet arbre mort
C’était
lui
Il t’a
chargé d’une croix, Seigneur
Et
c’était lui que tu portais
C’était
ton peuple
Ton peuple rendu
stérile
Ton peuple
desséché
Inutile, ne portant
plus de fruit
Ton peuple mort
Il t’a
couché sur la croix, Seigneur
Sur ce bois mort
Sur ton peuple mort
de t’avoir refusé
Il ne savait pas ce
qu’il faisait
Les clous qui
s’enfonçaient en toi
L’attachaient
plus encore à ton destin
Il a mis la croix
debout, Seigneur
Et le monde a vu le
Fils de Dieu
Crucifié
par son peuple
Sur son peuple
Pour son peuple
Tu es mort
Sur cet arbre mort
Sur ton peuple mort
Et la nuit
s’est répandue sur la terre
Il t’a
détaché, Seigneur
Il t’a mis
au tombeau
La mort avait
triomphé
La croix restait
plantée
Arbre mort
d’un peuple mort
Tout
était consommé
Et puis, trois jours
après
Voilà que
la vie éclate
Le tombeau est vide
Tu es
ressuscité
Avec toi, ton peuple
renaît
De nouveau des
bourgeons poussent sur ses branches
Il va porter du fruit
Le monde entier va
connaître la Bonne Nouvelle
La croix, arbre de
mort d’un peuple mort
Devient le symbole
de vie d’un peuple ressuscité
Puisse-t-il ton
peuple, Seigneur
Rester vivant
malgré son péché et ses compromissions
Puisse-t-il
continuer à porter au monde entier
La Bonne Nouvelle
d’un Dieu amoureux de la vie
Un Dieu
libérateur de toutes les oppressions
Un Dieu vainqueur de
toutes les morts
Un Dieu vainqueur de
la Mort